DSC_0013Le Jeudi 17 Mai 2018 s’est déroulé au Lycée Municipal BAMBATA, la dernière animation sur les outils et les techniques du plaidoyer (3e et dernier thème de la phase d’incubation) après qu’il ait été animé au lycée Thomas SANKARA, au groupe scolaire AZIMUT et au Lycée Marien N’GOUABI.

(…) Nous approuvons et applaudissons même dans les médias les actes d’incivisme de nos enfants qui se battent à l’université, qui insultent leurs enseignants, qui manquent d’humilité, qui s’attaquent à des symboles nationaux, qui barrent la route à des soldats de la république montant aux front pour nous protéger. (…) Que disons-nous en tant que parents ou enseignants à ces jeunes à la suite de la justification/de l’aveu de leurs actes inciviques ? Quand nos enfants étalent leur manque d’humilité dans la presse, que leur disons-nous après en tant que parents (à la maison) ou enseignants (en classe) ou adultes dans la société ? Que font concrètement les autorités après ? (…) Extrait de la tribune de BOUBACAR Elhadji Inspecteur de l’Enseignement du 1er Degré à Dori sur une tribune publié le 12 février 2018 par la presse en ligne B24. De ces questions que se pose cet éducateur et de ce bref résumé faisant l‘état du civisme en milieu scolaire dans notre pays, nous comprenons que tous autant que nous sommes avons un rôle à jouer dans la construction d’un pays ou le civisme est la chose la mieux partagé par les citoyens. Mlle Farida THIOMBIANO animatrice au Lycée Thomas SANKARA de renchérir en ces termes « Nous devons apprendre à nos élèves, nos enfants ce qui est juste de faire et surtout nous devons leur apprendre une nouvelle méthode de revendication de leurs droits car ils ne connaissent que celle de la violence. ». C’est dans cette vision de réorientation des méthodes de revendications scolaire que ce thème sur le plaidoyer a été initier à l’endroit des élèves.

DSC_0043De l’avis de la majorité des bénéficiaires de ce module de formation, cette méthode de revendication parait plus responsable et permettra de redorer leur blason auprès des premiers responsables des écoles mais surtout auprès de leur parent. Cependant, selon Désiré OUEDRAOGO élève en classe de 2nd au Lycée Marien N’GOUABI, « cette méthode de lutte est tellement pacifique, qu’elle pourrait être lente à produire des résultats ou au pire pourrait ne rien donner comme satisfaction, car comme on le sait, nos autorités n’entendent que le langage de la violence ». En guise de réponse à son inquiétude, Monsieur Drissa HIE, animateur au Lycée Marien N’GOUABI lui rappel la première partie de l’animation faisant ressortir les principes fondamentaux et les qualités requises pour le plaidoyer qui sont caractérisés comme suit : pour les principes fondamentaux nous retiendrons qu’ils sont composés du principe de pacifisme inhérent au plaidoyer qui est contraire au mouvement de grève accompagné de violence et le principe de réalisme nécessaire au plaidoyer signifiant que l’acteur du plaidoyer doit poser et défendre une cause réalisable. Pour les qualités requises pour le plaidoyer, les élèves retiendront que le plaidoyer requière l’application d’une méthode rigoureuse et l’adoption d’une approche stratégique basée sur la prospection. Tout comme dans les autres animations, la deuxième partie de l’animation a été laissé à, Monsieur Giovani KOLOGO, animateur au lycée Municipal BAMBATA qui a fait diviser la classe en sept groupes, et les élèves avaient le devoir d’identifier dans un texte (décrivant une situation dans laquelle des élèves s’organisaient pour plaider le retour des cours d’éducation civique dans leur programme) qui leur a été distribué le problème posé dans le texte, de proposer des solutions, de proposer trois activités à mener dans le cadre de leur plaidoyer, d’identifier les cibles de ce plaidoyer, de proposer un message et de proposer des moyens et des stratégies de diffusion de ce message. DSC_0024Après restitution de ces travaux de groupe, suivi de la récompense du meilleur groupe, Mlle YAGO Rachida, animatrice au lycée Municipal BAMBATA, a tenu à préciser que si ces principes fondamentaux et les qualités requises pour le plaidoyer sont bien combiné aux éléments qui ressortent dans l’exercice pratique qui leur a été soumis, il n’y a pas de raison qu’une campagne de plaidoyer échoue ou ne donne pas satisfaction. Ce qu’a mis fin à l’animation du jour et à toutes les animations, place maintenant à l’une des activités majeures du projet ADOLEAD à savoir le camp de la citoyenneté prévu se tenir courant le mois Juillet dans la ville de Ouagadougou.

 

Stéphane POODA, chargé de communication adjoint de Génération Butterfly

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